Utilisateur : Pointe-à-Callière : Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Les disciplines qui étudient le passé humain, telles que l’histoire et l’archéologie, se basent souvent sur des données incomplètes et imprécises. Le degré d’incertitude varie selon l’époque et le lieu, mais il est fréquemment considérable. L’archéologie a une longue histoire d’intégration de méthodes et de technologies de pointe pour éclaircir les zones d’ombre qui caractérisent sa compréhension du passé. Dans ce projet, nous souhaitons explorer le domaine des microorganismes comme témoins des activités et des environnements passés.
Sachant que certains micro-organismes préfèrent certaines substances et conditions environnementales, il est probable que l’identification d’organismes fossiles (qui ont déjà vécu mais sont maintenant préservés dans les sols) puisse aider les chercheurs à déterminer les conditions environnementales du passé, notamment la manière dont les humains ont modifié ces environnements à travers leurs activités, les matériaux utilisés, les plantes cultivées et les déchets produits. Dans ce projet, nous allons explorer les sols du fort de Ville-Marie à partir des écosystèmes microbiens.
Une méthode pour discriminer l’ADN des micro-organismes fossiles de celui des micro-organismes vivants, donc les meilleurs témoins des activités et des environnements du passé, est développée dans ce projet. Ainsi, un tout nouvel univers d’interprétations sur les humains du passé et les traces qu’ils ont laissées derrière eux s’ouvre à nous : les humains du passé à travers le monde microbien.